Mât et bôme carbone pour Lord Jim : Bé on ne se refuse rien!

bome nav1
bome nav1

Un gréement, mât et bôme carbone : voilà un luxe dont nous n’avons pas du tout les moyens et qui ne se justifie pas sur un voilier de croisière. Et pourtant, parfois l’occasion fait le larrons. Allez on vous raconte l’histoire…

Les avantages du gréement Carbone

mat coupe
mat coupe

Le gréement carbone s’est imposé depuis longtemps maintenant dans le monde de la course, mise à part dans quelques jauges tel mini 6,50 de série ou l’on privilégie une limitation des coût. Le mât en fibre de carbone présente deux avantages : Légèreté et rigidité. La diminution du poids induit de meilleurs performances, en particulier au près. Le bateau est plus raide à la toile et l’on va donc pouvoir retarder le moment de réduire la toiles. Le tangage est diminué, ce qui entraine un meilleur passage dans les vagues. Moins de coups de boutoir, le bateau passe bien mieux dans la mer. Au mouillage, le monocoque est moins rouleur et on apprécie la stabilité.
Mais ces avantages on un prix bien élevé. Le coût est trois fois supérieur à un gréement aluminium. compter 100 000€ pour un 40 pieds. Alors à moins d’avoir un compte très fournis, pour la croisière cette option n’en est pas vraiment une. Sauf si…

Et une bôme carbone, une!

changement bome
changement bome

Commençons dans l’ordre chronologique. La bôme d’origine de notre navire est en fait un tronçon de mât équipé d’un embout inox sur mesure avec bosse de ris passant à l’extérieur. Le système fonctionnais bien, mais : La bôme trop courte de 50 centimètre et l’écoute de GV ne travaillait pas à la verticale. Résultat, aux changements d’amures l’écoute balayait la zone du cockpit au niveau du barreur et demandait une grande attention lors des empannages. Cette bôme avait été brisé lors d’un retour d’Irlande particulièrement musclé, puis manchonnée. Elle pesait très lourd, et un largué inopiné de la balancine était risqué pour la casquette! Un mât carbone de Figaro 2 brisé en deux à été une opportunité. Un tronçon de 6 mètre sain à été mis à profit. Découpe, stratification carbone sous vide, adaptation d’embout standards, une belle peinture, et hop on a une bôme deux fois plus légère et parfaitement adapté. Testé sur la saison 2025, c’est un bonheur!

Un mât tout juste ramené de Saint Tropez!

remorque mat
remorque mat

« Allo Yann, un mât carbone de 40 pieds tout équipé, à donner ca t’intéresse? Heu oui, où ça? Saint Tropez, à retirer d’ici une semaine, sinon il part à la benne ».
Le prix du stationnement dans le chantier est tellement élevé qu’ils ne prennent même pas le temps de le mettre sur le bon coin.
Ni une ni deux, une petite expédition est montée. Le bon vieux vw transporteur t4 pour tracteur, une remorque extra-longue prêté (Merci Franck!!!), Gille, un copain pêcheur à la retraite embarqué comme co-pilote et nous faisons route lundi soir avec notre remorque dépassant de 12 mètres pour ce petit road trip de 2600 km. On roulera de nuit pour évité la grosse circulation. Arrivé le lendemain en début d’après midi, un peu grogy par la route, et nous chargeons le tube de près de 17 mètres qui vient jusqu’à l’avant du véhicule : un sacré convoie. Pas vraiment un temps à flâner chez Brigitte. Ça caille, vent d’est et mer déferlante marronnasse. Ce n’est pas l’image que nous nous étions fait. Le bain attendra les belles couleurs de notre Finisterre nord (sisi!). Nous reprenons la route pour une deuxième nuit et sommes de retour mercredi midi. Le mât est déchargé à l’atelier. Une affaire rondement menée! Un bon repas, une bonne douche et une grosse nuits ne se font pas prier. L’aventure valais le coup!